ELVESYS dans la tribune

ELVESYS fait  l’objet d’un article dans la tribune hebdomadaire du 21 juin 2013 n°53

LE SERIAL ENTREUPRENEUR DE LA RECHERCHE, Guilhem Velvé Casquillas, ELVESYS

Sa société se taille une place au soleil dans les nouvelles  technologies de la santé, tout en accouchant d’autres start-up.

Guilhem-velve-casquillasIl aurait pu devenir leader du marché de la cigarette électronique. Guilhem Velve Casquillas avait breveté une technique microfluidique permettant de fabriquer des vaporisateurs non cancérigènes dès la fin de 2011. Mais à l’époque, les investisseurs ont jugé l’idée saugrenue. Sans financement extérieur, sa cigarette électronique a tardé à arriver sur le marché, où des concurrents s’étaient implantés entre-temps. Qu’importe. ELVESYS, la société qu’il a cofondée en mars 2011 avec un autre chercheur, Adrien Plecis, et une consultante en gestion et finance, Lydie Riquier, a d’autres cordes à son arc. Dès l’origine, l’équipe s’est intéressée au laboratoire sur puce, un circuit imprimé qui permet de diagnostiquer des maladies à partir d’une seule goutte de sang, avec un coût moindre et une précision supérieure aux prélèvements sanguins classiques. Les grands pays occidentaux, dont la France, investissent massivement dans cette technologie d’avenir, de même que les géants pharmaceutiques. «La notion de trois petits chercheurs face à Sanofi ou Merck, on ne la sentait pas…, sourit l’entrepreneur de 32 ans. Nous avons donc décidé de développer et de breveter tous les instruments scientifiques qui permettent de faire fonctionner cette puce. À court terme, cette stratégie nous permet de financer notre croissance par les revenus de notre activité, qui doublent tous les six mois, sans recourir à des capitaux extérieurs. À long terme, ELVESYS se destine à devenir un acteur incontournable dans l’industrie mondiale des laboratoires sur puces.» L’entreprise prépare actuellement son lancement sur le marché américain avec Ubifrance, la Coface et la BPI (Oséo). Guilhem Velve-Casquillas s’efforce par ailleurs de diffuser la culture entrepreneuriale chez les chercheurs, pour participer à la création en France d’un essaim de start-ups spécialisées dans les microfluides et « qui n’aurait pas à rougir de la Silicon Valley ». En parallèle de sa propre activité, ELVESYS alimente ainsi une pouponnière de projets, qui devrait donner naissance cette année à une troisième start-up. T P.C.